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Les valises
- Fabienne Passament
- 4 août 2017
- 1 min de lecture
Je viens de loin, d’ailleurs, d’une vie antérieure
A l’autre, d’une enfance oubliée quelquefois
Sur le bord de l’oreille ou le bout de mes doigts,
A la mort qui m’éveille à la vie intérieure.
Si je vais loin d’ailleurs à l’ici sans frayeur,
C’est que le temps passé, d’hier et d’autrefois,
N’existe pas vraiment, et que le présent doit
Se vivre intensément, sans délai ultérieur.
Heureux qui peut vieillir, accomplir son passage
Au jour le jour, grandi de ses enfantillages
Au déclin de la nuit, vision qu’idéalise
Un peu dans le miroir, mon regard, mon visage
Qui, piteux, poétise une vie, un voyage
Dont chacun de mes yeux porte encor les valises.
